Il existe plusieurs procédés de multiplication mais tous ne fonctionnent pas forcément d’une espèce à l’autre. Si vous connaissez le nom de la plante à multiplier vous pouvez rechercher la méthode la plus adaptée.

Division de touffes

La division de touffes s’utilise sur les souches vivaces. Cette technique consiste à séparer une souche en plusieurs fragments qui donneront autant de nouvelles plantes identiques à la plante mère.
 
La division se pratique au printemps ou à l’automne. Cette méthode fonctionne bien sur les plantes qui ont des partie souterraines charnue (bulbes, tubercules, rhizome), sur les graminées et sur les plantes traçantes qui s’enracinent au fur et à mesure de leur progression (stolons).
 
Pour être sûr de diviser au bon endroit, n’oubliez pas que chaque fragment doit présenter des départs de racines et des bourgeons pour les futures tiges.

Les plantes concernées :

Violettes, Aster, Phlox, Lavandes, Sauges, Graminées, Hémérocalles, Crocosmias, Cannas, Anémones, Tulipes, Narcisses, Dahlias, Iris, Fraisiers, Bambous…

Astuce : Lorsque vous plantez des vivaces traçantes ou des graminées vous pouvez à la plantation diviser la touffe afin d’en augmenter le nombre. Pour cela la plante devra être suffisamment développée avec un bon système racinaire.

Bouturage en terre

Il se réalise pendant la période de développement de la plante sur des rameaux tendres (jeunes pousses). Il peut se faire aussi en automne sur des rameaux semi-aoûté (pousses plus rugueuses qui commencent à créer une couche d’écorce). Il faut savoir qu’en période de floraison les boutures ont plus de mal à prendre car la plante cherchera à alimenter en priorité ses fleurs.
 
Profitez des périodes de taille pour faire vos boutures. Prélever une portion de rameaux de l’année de 15 à 25 cm. Évitez les rameaux trop vieux car ils ont commencés à former du bois et auront plus de difficultés à s’enraciner.
 
Pour augmenter vos chances de réussites coupez plusieurs rameaux pour faire des boutures de tête, des boutures en crossette ou bien des boutures à talon.

Au printemps :

Placez vos boutures individuellement dans des pots avec un substrat léger pour faciliter l’émission des racines (tourbe blonde et sable à proportion égale). N’enfoncez pas le rameau jusqu’au fond du pot pour laisser de la place aux futures racines et tassez la terre (sans excès). Arrosez avec un pulvérisateur régulièrement pour mouiller le substrat. Vous pouvez aussi utiliser une serre de bouturage mais pensez à ouvrir le couvercle régulièrement pour éviter les risques de pourrissement.

Les plantes concernées :

Aster, Campanules, Hélianthèmes, Plumbagos, Véroniques…

A l’automne :

A cette période vous pouvez placez vos boutures directement en terre dans votre jardin. Attachez les rameaux entre eux de manière à former un fagot et étiquetez-le pour vous souvenir de quel arbre ou arbuste il s’agit. Ensuite, enterrez le au deux tiers dans une terre légère et dans une zone ombragée. Les boutures resteront en place jusqu’à l’automne prochain en veillant à les arroser pendant l’été. Vous pourrez les déterrer et les séparer les unes des autres pour les planter directement dans votre jardin.
 
Les plantes concernées :

Alysses, Aubriètes, Lavatères, Œillets, Santolines, Sauges, Verveines…

Bouturage dans l’eau

C’est la méthode la plus facile à mettre en oeuvre et se pratique d’avril à septembre. Les rameaux se préparent de la même manière que pour les boutures en terre. Disposez les dans un vase transparent à coté d’une fenêtre sans soleil direct. Vous pouvez ajouter un morceau de charbon dans votre vase pour limiter l’apparition d’algues.

Si une des boutures commence à pourrir retirez-là. Lorsque les racines seront suffisamment développées (2 à 3 cm) vous pourrez commencer le repiquage. Choisissez un terreau léger pour faciliter la croissance des racines.

Les plantes concernées :

Coleus, Impatiens, Lierre, Fuchsia, Passiflore, Cassis, Begonia, Misère, Menthe, Datura, Aucuba, Belle-de-nuit, Laurier rose, Cornouiller, Lilas, Saule, Bignone, Hortensia…

Marcottage par couchage

Cette solution offre une bonne alternative aux plantes qui se bouturent difficilement. Le marcottage consiste à enterrer le segment de branche d’une plante mère sans le couper. Les bourgeons en terre produisent alors des racines. Une fois enracinée, il faut sectionner la tige qui relie le jeune plant enraciné à la plante mère.

Au printemps, creusez un trou à proximité de la plante à multiplier. Choisissez un rameaux situé en périphérie, ôtez les feuilles sur la partie qui sera enterrée sans abîmer les bourgeons.

Couchez le rameau directement dans le trou, fixez le avec un cavalier métallique puis rebouchez avec de la terre meuble. Relevez ensuite l’extrémité et fixez-la verticalement à un tuteur. Au mois de Novembre, la marcotte devrait avoir pris racine. Vous pouvez alors la planter en pot ou bien directement au jardin.

Les plantes concernées :

Glycine, Clématite, Chèvrefeuille, Viorne, Rhododendron, Hortensia…

Bourses aux plantes

Les bourses aux plantes sont un bon moyen de découvrir et d’acquérir de nouvelles plantes. Que vous soyez jardinier débutant au passionné de longue date, vous pourrez avant tout échanger vos connaissances et expériences sur le jardin et aussi troquer vos plantes contre de nouvelles.